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Bienvenue à la "Gregory Pariente Foundation"

Dans la nuit du 22 au 23 Mars 2013 Gregory Pariente, qui venait d’avoir 14 ans, nous a quitté à la suite d’une crise d’asthme aigue aussi brutale que rapide.

Il nous aura fallu 3 ans jour pour jour pour créer, ce qui nous paraît être la suite logique à cette épisode douloureux non seulement pour sa famille mais aussi pour ses si nombreux amis, la "Gregory Pariente Foundation".

Nous avons choisi comme emblème une phrase qui nous a paru sortir directement de la bouche de Greg : "Pour que mes potes respirent à pleins poumons" car rien n’était plus important que le bien être de ses chers amis.

Cette phrase introduit bien évidemment tout le travail que devra effectuer cette œuvre philanthropique à savoir informer à la fois les autorités publiques, le corps médical et les familles sur nos actions avec pour objectif de contribuer à réduire les conséquences possible d’un asthme qui peut sembler anodin.

Nous avons décidé de nous centrer sur l’asthme de l’adolescent qui touche près d’un adolescent sur dix. L’adolescence est une période critique de transition avec l’acquisition de l’indépendance où l’adolescent a tendance "à tout envoyer balader et parfois sa maladie avec". Ainsi en France, un adolescent décède toutes les deux semaines de son asthme. Nous allons donc nous concentrer sur une information de prévention tout particulièrement dans les milieux scolaires et sportifs (adolescents, familles et éducateurs) à l’occasion de divers parrainages.

Enfin assurer un suivi des avancées dans les domaines tels que le développement de nouvelles thérapeutiques et d’outils pour mesurer le retentissement de l’asthme en nous rapprochant des équipes de recherche centrées sur l’adolescent avec toujours cet objectif de contribuer à la prévention de ces épisodes aigus et permettre ainsi à tous les potes de Greg de continuer à respirer à pleins poumons.

Pierre Pariente

Fondateur
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Welcome to the "Gregory Pariente Foundation"

On the night of March 22nd, 2013, Gregory Pariente who had just turned 14, suffered an acute asthma attack, one so severe that he did not survive.

It has taken us 3 years to the day since this most painful event to create what seems to us to be an appropriate legacy, not only for his family but also for his many friends, the "Gregory Pariente Foundation".

We have chosen as a motto a phrase which could so easily have come directly from Greg: "So my buddies can forever breathe freely" since nothing was more important to him than the welfare of his dear friends.

This motto clearly describes the aim of this charity and the work it will undertake to inform families, public authorities and the medical profession on ours actions destined to contribute to reduce the possible consequences of asthma, a condition which may be viewed by some as banal.

We decided to focus on adolescent asthma, which affects nearly one in ten adolescents. Adolescence is a critical transition period when their independence as a teenager takes hold and they might have a tendency to no longer care like they used to and disregard certain essentials, their illness included. As a result in France, a teenager dies every two weeks from asthma. We will therefore concentrate on preventive information, especially in schools and sports clubs (adolescents, families and educators) during various sponsorships.

Finally, to monitor progress in areas such as the development of new therapies and techniques to measure the impact of asthma by getting closer to adolescent-focused research teams with the goal of contributing to the prevention of severe asthma attacks and allow all of Greg's friends to continue breathing with full lungs.

Pierre Pariente

Founder

Merci...

Nos partenaires sont essentiels à notre action. Ils nous motivent et nous soutiennent chaque jour à chaque étape. Nous tenons ici à les en remercier.

15 Octobre 2020

Mise à jour du document "Asthme de l'adolscent : les règles d'or"

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Nous venons de mettre à jour notre document de référence "Asthme de l'adolescent : Les règles d'OR". C'est sans aucun doute le document indispensable que tout adolescent asthmatique doit lire et connaitre. Ses parents sont vivement invités à bien le lire eux aussi.
Cinq minutes de lecture pour toujours comprendre la situation et toujours savoir quoi faire. Quand faut-il agir ? Comment prévenir ? Comment bien utiliser son inhalateur ? Quels sont les facteurs de gravité ? Le sport ? Quand appeler le SAMU ? Toutes les réponses sont dans "Les règles d'or".
Disponible à la lecture et au téléchargement en français et en anglais sur cette page.

21 Septembre 2020

Intervention de Françoise Pariente Ichou de la Gregory Pariente Foundation au Forum d’AstraZeneca

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C’est avec plaisir que la Gregory Pariente Foundation (GPFD) a accepté d’intervenir à titre gracieux lundi 21 Septembre 2020 en visioconférence et en direct devant l’ensemble des collaborateurs d’AstraZeneca France dans le cadre d'un Forum interne à l’entreprise.
Le Dr Françoise Pariente Ichou, responsable scientifique de la GPFD, a fait un témoignage sur le parcours, les objectifs, les actions et le rôle de la GPFD.
Ce fut l’occasion de présenter en avant première un projet mené avec le soutien institutionnel d'AstraZeneca qui se conclut par les 4 piliers de la communication de la fondation pour les adolescents asthmatiques:
- Dans une classe de 30 élèves, il y a 3 à 4 adolescents asthmatiques
- Il décède un adolescent toutes les 3 à 4 semaines en France
- Parmi les décédés, 3/4 ne suivaient pas bien leur traitement et 3/4 ne sont pas arrivés vivants aux urgences

Les petits mots chaleureux d’Olivier Nataf, Président de AstraZeneca France, en clôture de notre intervention sont un bel encouragement à poursuivre notre action de prévention et d’information pour nos ados asthmatiques.

Tous nos remerciements à #AstraZeneca, au Dr. Gabriel Thabut, Directeur Médical Aire Thérapeutique Respiratoire et Immunologie et à toute l’équipe. Un merci particulier à Laura, Carine, Amina, Carole et Anne.

16 Septembre 2020

Interview du Dr. Françoise Pariente Ichou, responsable scientifique de la Gregory Pariente Foundation (GPFD), par Karen Taieb, dans son émission "Objectif Santé", sur RCJ

En cette période Covid, la vigilance doit être double pour les ado asthmatiques, qui outre le risque de recrudescence annuelles des crises d’asthme lié au virus respiratoires automnaux hors Covid et aux arrêts de prise de traitement de fond pendant les vacances d’été, sont confrontés au risque supplémentaires lié au virus SARS-COV 2 comme tout ado.

Trois consignes clés : port du masque, lavage des mains et prise du traitement de fond ; Ne pas négliger la distance sociale si retrait momentané du masque et se re-laver les mains après chaque nouvelle action

Elles reviennent une nouvelle fois sur le problème de la méconnaissance des dangers de l’asthme par les adolescents et leurs parents. Plus de 10% des ados sont asthmatiques en France. Toutes les 3 à 4 semaines, un décès et parmi les ado décédés, 3/4 ne suivaient pas leur traitement de fond et 3/4 ne sont pas arrivés vivants aux urgences

L’adolescence est une période critique pour les ados. Ils se sentent parfois mieux et relâchent plus facilement leur traitement; Le suivI est moins bon; C’est le moment où arrivent les accidents.

La vidéo ci-dessus est un résumé de l'interview du Dr. Françoise Pariente Ichou, responsable scientifique de la Gregory Pariente Foundation (GPFD), par Karen Taieb, dans son émission "Objectif Santé", sur RCJ (98.8MHz). Le résumé dure 6 minutes, alors que l'intégralité de l'interview dure 35 minutes. Vous pouvez la visionner en cliquant sur ce lien.

13 Septembre 2020

Interview du Dr. Françoise Pariente Ichou, responsable scientifique de la Gregory Pariente Foundation (GPFD), par Véronique Julia, dans son émission "Ma vie de patient - Rendez-Vous Santé", sur France Inter. C'est une chronique hebdomadaire percutante de 3 mn. Attention, la rentrée des classes correspond à un pic de crises d'asthme....

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Mais la Covid-19 n'en est pas responsable. C'est la sortie de l'été qui est certainement en cause. Les ados ont moins bien suivi leur traitement durant les congés, il y a le retour en collectivité et les allergènes qui vont avec. Le danger est donc présent.
Vous pouvez écouter l'intégralité de l'entretien en cliquant sur le lecteur ci-dessus.

8 Septembre 2020

Interview du Dr. Françoise Pariente Ichou, responsable scientifique de la Gregory Pariente Foundation (GPFD), par Philippe Robichon, dans l'émission "À Votre Santé", sur Beur FM, à propos de la rentrée des classes des adolescents asthmatiques

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Philippe Robichon a interviewé pendant une heure le Dr. Françoise Pariente Ichou, responsable scientifique de la Gregory Pariente Foundation (GPFD) dans son émission "À Votre Santé" sur Beur FM, le Mardi 8 Septembre 2020. Le sujet portait sur le retour des adolescents asthmatiques au collège et au lycée. Sont-ils plus sensibles ? Sont-ils plus à risque ? L'échange a été de haut niveau. Philippe était particulièrement pointu (concerné?) sur le sujet et ses questions ont été très constructives.
Vous pouvez écouter l'intégralité entretien en cliquant sur le lecteur ci-dessus.

7 Septembre 2020

Marielle Ammouche de chez egora.fr se fait l'écho de notre communiqué de presse à propos du retour à l'école des adolescents asthmatiques

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"Si l’asthme n’est pas apparu comme un facteur de forme sévère de Covid chez les adolescents, la rentrée est traditionnellement associée à une recrudescence des crises d’asthme dans cette population". Nous remercions Marielle Ammouche pour son suivi et son article.

Vous pouvez visualiser et/ou télécharger l'article au format PDF en cliquant sur ce lien.

1 Septembre 2020

C'est la rentrée... Exposition aux virus respiratoires hors Covid, arrêt du traitement de fond pendant les vacances... La Gregory Pariente Foundation alerte sur l'augmentation des crises d'asthme chez les adolescents au moment de la rentrée scolaire

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Chaque année, dans les 2 premières semaines de rentrée scolaire, les infections virales hors COVID sont la première cause d'exacerbations asthmatiques automno-hivernales qui peuvent être plus sévères en cas d’arrêt des traitements de fond notamment pendant la saison estivale.

Dans ce contexte, la Gregory Pariente Foundation appelle à une vigilance double, à l’heure où cette période à risque se confronte également à la reprise de la vague épidémique de Covid...

L’infection au nouveau coronavirus (SARS-CoV2) doit être suspectée si les symptômes ressentis sont différents des symptômes habituels d’une crise d'asthme. Plus encore s’il existe une perte de l’odorat et/ou du goût, l’absence de réponse à la Ventoline, quelques courbatures ou maux de tête, il est nécessaire de réaliser un test de dépistage (écouvillon nasal pour PCR). La fièvre, souvent présente est peu spécifique en période de virus respiratoires"

Vous trouverez plus de détails sur cette étude sur notre page dédiée à cet article ou dans notre communiqué de presse.

29 Juillet 2020

De Zorro à Batmann, tous les héros portent un masque... C'est pour cette raison que la Gregory Pariente Foundation a fait fabriquer des masques! Pour l'occasion, le slogan de la GPFD a été modifié: "L’épidémie ne passera pas par moi"

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Conçus spécialement pour le retour au collège des adolescents, ils ont été fabriqués à la demande du Dr. Carine Favre Metz (Pneumo-allergologue, Service de pneumologie et allergologie - nouvel Hôpital Civil de Strasbourg et Service de pédiatrie au CHR de Haguenau) qui craignait, dans une période particulièrement critique de pénurie, que les garçons, à la différence des filles, ne rechignent à en porter. Elle a donc souhaité disposer de masques en tissu originaux, adaptés aux adolescents, pour qu'ils acceptent de se protéger contre le virus.

À cette occasion, associés à la GPFD, le Dr. Carine Favre Metz et le Dr. David Drummond (Pneumo-pédiatre, Service de pneumologie et d'allergologie pédiatrique, Hôpital universitaire Necker - Enfants Malades - Paris) ont conduit une enquête basée sur un questionnaire afin d’évaluer le retentissement de la crise de la Covid-19 sur les patients adolescents asthmatiques. Seuls 50 % des adolescents déclaraient porter un masque. Ils sont tous repartis avec un masque et certains se sont même prêtés de bonne grâce aux selfies.

Nous tenons aussi à remercier chaleureusement Yohann Pejon, responsable de "Declaration of Freedom®", qui a relevé le défi de nous fabriquer tous les masques pendant le confinement et avant la reprise des cours. Un exploit ! Bravo. Vous pouvez retrouver Yohann sur son site web

20 Juillet 2020

Marielle Ammouche, rédactrice en chef du site egora.fr, vient de publier un article à propos du déconfinement et du retour au collège : "Pas de raison de dispenser les adolescents asthmatiques qui peuvent et doivent vivre normalement, à condition de suivre leur traitement de fond".

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"Le confinement, même avec des animaux au domicile, n’a pas posé de problème dans la plupart des cas pour les sujets allergiques" et "Le retour à l’école est généralement perçu positivement". De plus "Les corticoïdes inhalés ne favorisent pas les formes sévères de l’infection". Il faut toujours rappeler que "L’arrêt du traitement de fond peut entrainer une perte du contrôle de la maladie et une crise d'asthme sévère, qui peut avoir des conséquences dramatiques". Ce sont quelques remarques prises au milieu de nombreux conseils très pratiques que l'on trouve dans cet article.

Marielle Ammouche mentionne à plusieurs reprises l'enquête menée par le Dr. David Drummond (Pneumopédiatre, Service de pneumologie et allergologie, Hôpital Necker Enfants Malades), le Dr. Carine Favre Metz (Pneumo-allergologue, Service de pneumologie et allergologie - nouvel Hôpital Civil de Strasbourg et Service de pédiatrie au CHR de Haguenau) et la Gregory Pariente Foundation (GPFD).
Nous tenons à la remercier pour son excellent écrit qui fait largement echo à notre étude sur le déconfinement et le retour au collège chez les adolescents asthmatiques.

Vous pouvez consulter l'article au complet en cliquant sur ce lien ou sur l'icône PDF ci-dessous.

18 Juillet 2020

Trois mois d'intenses travaux pour une enquête exceptionnelle menée par le Dr. David Drummond, le Dr. Carine Favre Metz et la Gregory Pariente Foundation auprès d'adolescents asthmatiques au sujet de leur retour au collège.

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La Gregory Pariente Foundation (GPFD) s’est associée à deux spécialistes le Dr. David Drummond, pneumo-pédiatre (Service de pneumologie et d'allergologie pédiatrique, Hôpital universitaire Necker - Enfants Malades - Paris) et le Dr. Carine Favre-Metz pneumo-allergologue (Service de pneumologie et allergologie - nouvel Hôpital Civil de Strasbourg et Service de pédiatrie au CHR de Haguenau) afin d’évaluer le retentissement de la crise de la Covid-19 sur les patients adolescents asthmatiques.

Les spécialistes investis en pneumo-pédiatrie ont proposé à leurs jeunes patients (10-15 ans), vus en consultation depuis le dé-confinement, un questionnaire dont les réponses ont été éclairées par leur expérience médicale personnelle ainsi que des données scientifiques (Disponibles à fin juin 2020) sur asthme, allergie et Covid-19. L’enquête se poursuit. Le Dr. Drummond et le Dr. Favre-Metz s’accordent pour considérer que, à ce jour, pour les adolescents asthmatiques :
• La jeunesse apparait comme le meilleur bouclier face au Coronavirus
• Les formes sévères restent exceptionnelles chez l’enfant et l’adolescent. Il est encore difficile sur des effectifs aussi restreints de considérer avec certitude que l’asthme n’est pas un facteur de risque de forme sévère de COVID-19, alors même que ce risque n’est pas totalement écarté chez l'adulte.

Vous pouvez consulter le document complet en cliquant sur ce lien ou sur l'icône PDF ci-dessous.

12 Juillet 2020

Pierre Pariente, fondateur de la GPFD, a apporté son témoignage à Konbini au sujet de l'astmhe sévère. L'article met en garde : "L’asthme, c’est quasiment 1000 décès par an en France !"

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Et le titre de l'article ne nous ménage pas : "Si tu n’as pas d’asthme, tu connais forcément quelqu’un qui en souffre !". Cette maladie n'est au mieux qu'autour de nous…
Le témoignage de Chantal Harnois, présidente de l'Association des Asthmatiques Sévères nous donne des détails de ce que la vie d'un asthmatique peut parfois être : "Quand mon asthme s’est aggravé, je ne pouvais parfois plus monter les escaliers jusqu'à ma chambre, et mon mari devait me porter sur son dos".
Les patients asthmatiques sévères se sentent seuls et mal compris, car leur expérience est très différente de celle des autres asthmatiques. Pire, beaucoup d'entre eux ignorent qu’ils souffrent d’une forme sévère de la maladie.
L'article met en garde : Si malgré un traitement adapté l’asthme n’est pas contrôlé, il s’agit peut-être d’un asthme sévère… Et il insiste sur la nécessité de voir un pneumologue régulièrement : "L’expert pour le diagnostic de l’asthme sévère, c’est le pneumologue."
L'article sur Konbini est consultable en ligne ici.

10 Juillet 2020

Excellent article de Oihana Gabriel dans 20Minutes sur l'asthme sévère qui est trop souvent sous-estimé. Le Dr. Françoise Pariente Ichou, responsable scientifique de la GPFD (Gregory Pariente Foundation), a été interviewée a cette occasion...

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Une enquête réalisée par l’Ifop pour Sanofi dévoile que le grand public connaît l’asthme, mais mesure moins les difficultés au quotidien de ce qu’on appelle l’asthme sévère. Or, cette maladie chronique, qui touche 4 millions de personnes en France, empêche beaucoup de patients de faire une activité physique, voire d’avoir une vie sociale riche. Oihana Gabriel donne la parole à des malades et des praticiens.

L'exemple de Chantal Harnois est stupéfiant. À 27 ans elle consulte pour des picotements dans les poumons : "Ne vous inquiétez pas, l’asthme ça dure toute la vie, mais on n’en meurt pas". À 37 ans Chantal se retrouve entre la vie et la mort… Son métier ? Infirmière…

On mesure là le problème d'information auquel l'asthme est confronté. L'asthme sévère est une maladie grave. Il faut voir régulièrement un pneumologue et suivre son traitement.

Cliquer ici pour aller à l'article complet sur 20Minutes. L'article mérite vraiment un détour…

23 Juin 2020

Nouvelle intervention de Pierre Pariente, fondateur de la GPFD (Gregory Pariente Foundation), dans le cadre du TSSBE (Tennis sport santé bien-être) et de la formation continue en Sport Santé des enseignants professionnels de la Ligue de Tennis d'Île de France

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Le Mardi 23 Juin 2020, Pierre PARIENTE, fondateur de la GPFD, est intervenu en visioconférence, dans le cadre du programme de formation continue Sport Santé.

La session a duré un peu plus de 30 minutes. Et comme toujours, les participants ont été bien contents d'obtenir des conseils et des explications quant aux adolescents asthmatiques qu'ils vont fréquenter durant toute leur carrière.

Comment anticiper ? Comment gérer ? Que faire en cas de crise ?

Nous avons noté une question en particulier : "Peut-on faire participer un entrainement ou une compétition un ado asthmatique qui aurait oublié son dispositif en cas de crise". Réponse sans appel de Pierre PARIENTE : "Ce n'est pas raisonnable"….

Les vidéos de "La Chaise Vide" et du Dr. Marie-Pascale Schuller font toujours beaucoup réfléchir. Et c'est bien le but…

Merci à tous les éducateurs présents pour leur attention et leurs questions.

Nous remercions particulièrement Nasser Cheurf, conseiller Technique Régional Ligue Ile-De-France de tennis et DRJSCS Ile-de-France, qui a organisé cette réunion et qui nous a permis d'y participer.

9 Juin 2020

Intervention de Pierre Pariente, fondateur de la GPFD (Gregory Pariente Foundation), dans le cadre du TSSBE (Tennis sport santé bien-être) et de la formation continue en Sport Santé des enseignants professionnels de la Ligue de Tennis d'Île de France

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Le Mardi 9 Juin 2020, Pierre PARIENTE, fondateur de la GPFD, est intervenu en visioconférence, dans le cadre du programme de formation continue Sport Santé.

Durant deux sessions de 30 minutes, il a présenté la Gregory Pariente Fondation aux professeurs de tennis diplômés d'état (DE), sa raison d'être, son organisation, ses actions et tous les documents prêts à l'emploi qui permettent d'appréhender et de gérer simplement et efficacement l'asthme chez les adolescents.

Dans la vidéo "Sport et Asthme - Mode d'emploi pour les éducateurs sportifs", le Dr. Marie-Pascale Schuller, pneumologue, donne aux éducateurs sportifs des conseils pour une bonne prise en charge des adolescents asthmatiques lors d’une activité sportives. Elle aborde aussi les bons gestes en cas de crise... Après avoir visionné le clip, chacun sait donc ce qu’il faut faire avant, pendant et après.

La vidéo de "La Chaise Vide" a une nouvelle fois marqué les participants. Il faut prendre les devants et savoir qui est asthmatique (Épidémiologiquement, plus de 10% des ados en France sont asthmatiques, et ce chiffre est en augmentation), éviter de les stigmatiser et toujours veiller à ce que leur dispositif soit à portée de main.

Nous remercions beaucoup tous les éducateurs présents pour leur participation, leur attention et leur soutien.

Nous remercions particulièrement Stéphane Der, Conseiller Pédagogique Régional Île de France, qui a organisé ces réunions et qui nous a permis d'y participer.

20 Avril 2020
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Déconfinement : Peut-on renvoyer à l’école les enfants et adolescents asthmatiques ?

Le Pr. Gilles Garcia, pneumologue à l’hôpital privé d’Antony, répond aux questions de la Gregory Pariente foundation (GPFD)
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GPFD: Mon enfant est asthmatique, est-ce risqué de le laisser retourner à l’école ?
Pr Gilles Garcia
: On ne peut pas généraliser ; chaque enfant ou adolescent est un cas particulier qui demande une réponse individuelle. L’asthme est-il équilibré ou difficile à contrôler? L’enfant est-il ou non vecteur de la maladie? La crainte est-elle exprimée par l’enfant, par les parents ou les deux?
Ce que nous pouvons dire à ce jour, en fonction des données dont nous disposons:
• L’asthme n’est pas un facteur de risque spécifique d’infection par le Covid-19, même en cas de forme sévère, à condition que la maladie soit contrôlée, notamment par la prise régulière d’un traitement de fond à base de corticoïdes inhalés.
• L’allergie n’est pas non plus un facteur de risque, même si les bronches des asthmatiques sont plus irritables du fait du confinement qui sura- joute aux traditionnels pollens et acariens de saison une exposition domestique aux allergènes et autres facteurs irritants. Mais, on peut être allergique aux acariens, aux chats ou aux pollens sans courir plus de risques de développer une forme plus sévère du nouveau coronavirus... à condition, encore une fois, de suivre scrupuleusement son traitement habituel contre les allergies.
• Les enfants semblent moins touchés par la maladie : les tests virologiques par prélèvement nasoharyngé sont plus souvent négatifs chez les enfants qu’en population générale.
Ces données sont plutôt rassurantes. Pour autant, il est impossible, en l’état actuel de nos connaissances et sachant que celles-ci évoluent de jour en jour, d’évaluer avec certitude le risque de transmission de la maladie de l’enfant ou de l’adolescent au reste de sa famille et d’en mesurer les conséquences.

GPFD: doit-on dispenser les enfants et adolescents asthmatiques, a priori plus fragiles, de retourner en classe?
Pr Gilles Garcia
: Un enfant asthmatique est un sujet fragile. C’est évident. Mais, pas d’amalgame ! Il y a autant d’asthmes que d’enfants asthmatiques. Je ne vois pas pourquoi on empêcherait un asthmatique sportif bien contrôlé ou un asthmatique léger à modéré également bien contrôlé de reprendre comme ses camarades le chemin de l’école s’il en exprime le souhait.

GPFD: Je sens que mon enfant craint de retourner à l’école à cause de son asthme, que dois-je faire?
Pr Gilles Garcia
: Il faut discuter avec lui, l’écouter. Tousse-t-il ou non, ou craint-il de tousser en classe ? le problème vient-il de son asthme ? Si tel est le cas, il faut absolument qu’il consulte son médecin ou son pneumologue, éventuellement par téléconsultation. Il peut s’agir d’une simple appréhension, au demeurant tout à fait légitime. Le médecin devrait pouvoir le rassurer en lui expliquant qu’il n’est pas plus à risque qu’un autre à la condition qu’il prenne régulièrement et correctement son traitement.
Personnellement, je peux même ajouter qu’il semble, au vu des données préliminaires dont nous disposons, que le traitement recommandé com- binant les corticoïdes inhalés et un bronchodilatateur de longue durée d’action auraient sur les bronches un effet protecteur anti-inflammatoire vis-à-vis de l’infection à Covid-19. Une recherche clinique est en cours actuellement pour valider cette hypothèse expérimentale. Raison de plus pour que ce traitement, loin de faire peur, conforte nos adolescents asthmatiques dans la nécessité de suivre leur traitement à la lettre... pour être même plus résistants face au Covid-19 !
Inutile, toutefois, de faire le forcing. Bien que la scolarisation des enfants et des adolescents asthmatiques soit pour moi essentielle, à circonstance exceptionnelle mesure exceptionnelle : vu ce qui reste de l’année scolaire, je n’insisterai pas pour renvoyer à l’école un enfant qui pourrait se sentir stigmatisé parce qu’il tousse.

GPFD: En cas de reprise de l’école, que recommanderiez-vous aux jeunes asthmatiques?
Pr Gilles Garcia
: un, priorité aux gestes barrières ; deux, priorité aux gestes barrières ; trois, encore et toujours, priorité aux gestes barrières et ne jamais oublier de bien prendre son traitement. En comptant sur l’effort collectif pour assurer leur application, tout particulièrement la distanciation sociale, les gels hydroalcooliques et le port d’un masque pour tous.

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End of the isolation period: Can adolescents with asthma be sent back to school?

Professor Gilles Garcia, pulmonologist at Antony's private hospital, answers questions from the Gregory Pariente foundation (GPFD)

GPFD: My child has asthma, is it risky to let him go back to school?

Pr. Gilles Garcia: We cannot generalize as each child or adolescent is a special case that requires an individual response. Is their asthma stable or difficult to control? Is a child known to propagate the disease or not? Is this a fear shared by the child, by the parents or both?
Here is what we can say up to now, based on the data we have:
• Asthma is not a specific risk factor for Covid-19 infections, even in severe cases, provided that the disease is controlled, in particular by taking regular, basic therapy of inhaled corticosteroids.
• Allergy is also not a risk factor, even if the bronchial tubes of asthmatics are more irritable due to the confinement, which adds to the exposure to allergens and other irritating factors caused by the traditional pollen and mites in season. However, one can be allergic to dust mites, cats or pollens without running more risk of developing a more severe form of the new coronavirus ... provided, once again, that one scrupulously follows his usual treatment against allergies.
• Children seem less affected by the disease: virological tests by nasopharyngeal swab are more often negative in children than in the general population. This data is rather reassuring. However, it is impossible in the current state of our knowledge of the disease, and knowing that it evolves daily, to assess with certainty the risk of transmission of the disease from children or adolescents to the rest family and to measure the consequences.

GPFD: should children and adolescents with asthma, who are usually more fragile, be exempted from going back to class?

Pr. Gilles Garcia: An asthmatic child is a fragile subject. This goes without saying. But we shouldn’t simply generalize the matter! There are as many asthma problems as there are children with asthma. I do not see why we should prevent a well-controlled asthmatic who does sports or a light to moderate asthma sufferer who is also well controlled from going back to school like his fellow schoolmates if he wishes.

GPFD: I feel that my child is afraid of going back to school because of his asthma, what should I do?

Prof. Gilles Garcia: You have to talk to him, listen to him. Does he cough or not, or is he afraid of coughing in class? Does the problem come from his asthma? If this is the case, it is essential that he consult his doctor or pulmonologist, possibly by teleconsultation. It can be a simple apprehension, which is completely understandable. The doctor should be able to reassure him by explaining that he is no more at risk than anyone else provided that he takes his treatment regularly and correctly.
Personally, I can even add that it seems, from the preliminary data we have, that the recommended treatment combining inhaled corticosteroids and a long-acting bronchodilator would have an anti-inflammatory protective effect on the bronchi with regards to an Covid-19 infection. Clinical research is currently underway to validate this experimental hypothesis. All the more reason that this treatment, far from frightening, comforts our asthmatic adolescents in the need to follow their treatment to the letter ... to be even more resistant to Covid-19!
One should avoid forcing the child to go back to school. Although schooling of asthmatic children and adolescents is essential in my opinion, in exceptional circumstances there are exceptional measures: given what’s left of the school year, I would not insist on sending a child back to school who might feel stigmatized because he is coughing in class.

GPFD: If you go back to school, what would you recommend to young asthmatics?

Pr. Gilles Garcia: first, priority should be given to taking protective steps; second, priority to taking protective steps; third, again and again, give priority to taking protective steps and never forget to take a proper treatment. By relying on our collective efforts to ensure their application, particularly maintaining social distancing, using hydroalcoholic gels and having everyone wear a mask.

20 Avril 2020

Covid-19 et asthme : "L’effet protecteur des corticoïdes inhalés, je le ressens aussi en téléconsultation"

Le Dr. Marie-Pascale Schuller, pneumologue conseil de la Gregory Pariente Foundation (GPFD), vient de donner une interview à JIM.fr
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S’il est admis que le bon contrôle des symptômes de l’asthme limite les risques de présenter une poussée inflammatoire en cas d’infection virale, qu’en est-il avec le Sars-CoV-2 ? La Docteure Marie-Pascale Schuller pneumologue et membre de l’association Santé Respiratoire France nous éclaire sur les possibles raisons de l’apparente résistance des patients asthmatiques. Marie-Pascale Schuller est également responsable scientifique de la Gregory Pariente Foundation, qui depuis le début de l'épidémie, insiste notamment auprès des jeunes patients asthmatiques afin de leur rappeler l'importance d'une bonne observance de leurs traitements en cette période particulière sans craindre notamment le recours aux corticoïdes inhalés.

JIM.fr : Les patients asthmatiques sont-ils plus à risque de contracter le Sars-CoV-2 ?

Docteure Marie-Pascale Schuller : Avec les données que nous avons actuellement, nous pouvons dire qu’être un patient asthmatique n’est pas un facteur de risque d’une infection à Covid-19. Les corticoïdes inhalés sont des facteurs d’équilibre de l’asthme et donc avoir un asthme équilibré est un facteur de moindre risque de développer une forme grave. Un asthmatique bien équilibré avec un corticoïde inhalé va réduire la réaction inflammatoire et va être comme quelqu’un de non asthmatique. Il ne réagira pas de façon disproportionnée par rapport à l’inflammation de ses bronches.

Des données expérimentales et observationnelles

JIM.fr : La fréquence des formes cliniques sévères de la Covid-19 est-elle plus importante chez les patients asthmatiques ? Les corticoïdes ont-ils un effet bénéfique ou au contraire sont-ils un facteur aggravant ?

Docteure Marie-Pascale Schuller : Pour l’instant, nous avons deux niveaux de réponses. Le premier niveau est expérimental. Nous avons quelques arguments venant d’études in vitro indiquant que le traitement des asthmatiques pourrait être protecteur vis-à-vis de l’infection à Covid-19. Il s’agit en particulier de deux molécules, le budésonide, corticoïde qui diminue la réponse inflammatoire de l’épithélium bronchique. L’association du budésonide au formotérol serait efficace pour diminuer la réplication du coronavirus (mais pas démontré spécifiquement avec le SARS-CoV-2). Une recherche clinique est en cours actuellement pour valider cette hypothèse expérimentale. Plus récemment encore des chercheurs japonais du National Institute of Infectious Diseases ont montré l’effet du ciclésonide, autre corticoïde inhalé, qui bloque la prolifération du SARS-CoV-2 dans des cellules humaines. Ceci nécessite confirmation et surtout évaluation des potentiels bénéfices chez l’être humain. Le deuxième niveau provient d’autres études chinoises portant sur le suivi de patients hospitalisés. La première étude publiée par nos collègues chinois ne retrouve aucun patient allergique ni asthmatique parmi les 140 patients infectés par le Sars-CoV-2 et hospitalisés. Nous savons qu’en Chine, la prise en charge de l’asthme se fait principalement par corticoïdes inhalés. Cela va ainsi dans le même sens que les expérimentions in vitro. Après ces premières données chinoises, nous commençons aujourd’hui à avoir des premiers retours épidémiologiques au niveau de l’Europe. Bien que cela ne soit pas encore publié dans les grandes revues scientifiques, nos collègues italiens communiquent sur la faible proportion de patients asthmatiques hospitalisés. De même, nos collègues du Grand Est n’ont pas eu plus de patients asthmatiques hospitalisés parmi les patients Covid-19 hospitalisés, à la différence de ce qui est habituellement observé avec d’autres viroses comme la grippe. Les patients asthmatiques ne font pas de formes plus graves que les autres.

Le Sars-CoV-2 s’attaquerait plus spécifiquement aux cellules profondes du poumon : les pneumocytes

Le Pr De Blay, pneumo-allergologue, évoque dans une interview les découvertes très récentes du mécanisme d’infection spécifique du Sars-CoV-2 qui s’attaquerait plus spécifiquement aux cellules profondes du poumon (les pneumocytes), alors que le virus de la grippe et les autres virus respiratoires s’attaquent préférentiellement à celles qui recouvrent les parois des bronches (épithélium bronchique), celles-là mêmes qui sont inflammatoires dans l’asthme. Et donc, il ne faut pas inclure les patients asthmatiques dans la même catégorie que les patients insuffisants respiratoires qui eux sont à risque de développer une forme grave d’infection à Covid-19, comme j’ai pu voir cela dans un communiqué de la HAS sur son site en date du 10 avril. A partir des études expérimentales et des premiers retours que nous avons, un patient asthmatique n’a donc pas plus de risque d’avoir une infection à Covid-19 que chez un autre patient et nous n’avons pas plus de patients asthmatiques dans les formes sévères. Bien entendu, nous parlons de patients asthmatiques légers à modérés et non des patients asthmatiques immunodéprimés suite à une consommation trop fréquente de corticoïdes oraux.

JIM.fr : Vous suivez en téléconsultation les patients infectés par le Sars Cov2 qui sortent d’une hospitalisation. Qu’avez-vous remarqué concernant les patients asthmatiques ?

Docteure Marie-Pascale Schuller : L’effet protecteur des corticoïdes inhalés, je le ressens aussi en consultation. J’ai très peu de patients asthmatiques parmi l’ensemble de mes patients sortant d’hospitalisation. L’asthme en soit ne représente pas un problème s’il est bien traité chez les patients asthmatiques hospitalisés.

JIM.fr : Par rapport aux corticoïdes inhalés, quels conseils donnez-vous aux patients Covid + et aux patients Covid - ?

Docteure Marie-Pascale Schuller : Que des patients asthmatiques soient infectés par le Sars-CoV-2 ou pas, il n’y a aucun changement dans leur traitement. Ils doivent être traités pour leur asthme afin que leur niveau d’hyper réactivité bronchique soit contrôlé.

JIM.fr : La période pollinique s’installe en pleine pandémie et s’ajoute, avec le confinement, à une forte exposition des patients asthmatiques à la pollution intérieure et aux acariens. Que leur recommandez-vous ?

Docteur Marie-Pascale Schuller : Je recommande à mes patients de prendre un traitement antihistaminique et un traitement avec une bithérapie inhalée pour qu’ils ne soient pas gênés au niveau de leur asthme car tous les facteurs sont là pour que leur asthme s’aggrave en cette période de confinement. Je préfère traiter mes patients un peu plus que ce que les recommandations internationales nous disent de faire mais au moins cela permet de les protéger sur cette exposition des bronches aux allergènes. Les patients reçoivent bien ce message. En leur expliquant que les données préliminaires indiquent que les corticoïdes auraient un effet protecteur sur les bronches vis-à-vis d’un risque inflammatoire, cela permet de réduire leur peur habituelle vis-à-vis de ces médicaments.

JIM.fr : Quels messages souhaiteriez-vous transmettre ?

Docteure Marie-Pascale Schuller : Les patients doivent prendre leurs traitements de fond de façon régulière et parmi ceux-ci un corticoïde inhalé. En téléconsultation, je vois des patients prenant de la Ventoline quatre fois par jour. Cela n’a aucun sens médical. Les corticoïdes inhalés font partie du traitement de fond de l’asthme. En cette période de confinement et en cette période pollinique, il faut absolument protéger les bronches des réponses inflammatoires. Ensuite, il faut au maximum éviter les corticoïdes oraux parce que c’est une source de complications à long terme. Il faut donc très nettement privilégier les corticoïdes inhalés et la bithérapie inhalée, c’est-à-dire un corticoïde inhalé et un bronchodilatateur longue durée d’action. D’autre part, en l’absence de signes infectieux patents (fièvre, crachats sales), il n’y a pas d’indication à une antibiothérapie préventive chez un patient.

Propos recueillis par Alexandra Verbecq.

L'article en ligne : https://www.jim.fr/e-docs/00/02/C9/93/index.phtml

6 Avril 2020
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Coronavirus et asthme : le vrai du faux

Par le Dr. Marie-Pascale Schuller, pneumologue, et le Dr. Françoise Pariente Ichou, médecin microbiologiste et responsable scientifique de la Gregory Pariente Foundation (GPFD), qui alertent et font un point au 5 avril 2020
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1. Les patients asthmatiques sont-ils plus à risque de mortalité par rapport à la population générale ?
NON
Les études publiées, chinoises essentiellement,sont formelles : contraire- ment aux informations en circulation, on ne constate pas de surmortalité chez les asthmatiques par rapport à la population générale.
https://bit.ly/34hjVkB

2. L’asthme léger à modéré est-il un facteur de risque d’une forme grave de la maladie ?
NON

L’asthme et les allergies ne sont pas un facteur de risque spécifique dans l’infection à Coronavirus selon les résultats d’une étude clinique réalisée à Wuhan (Chine) sur 140 patients atteints par la maladie. https://bit.ly/2UCc4eq

Concernant les adolescents, l’étude récente chinoise Wu et McGoogan publiée dans le JAMA le 24 février rapporte que parmi les 44672 cas CO- VID confirmés, il n’y avait qu’1% d'adolescents de 10 à 19 ans. Aucun décès signalé.

Le Haut Conseil de Santé Publique place dans sa liste les personnes pré- sentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale... Ce qui ne concerne que "les asthmes chroniques sévères", précise la Direction Générale de la Santé. https://bit.ly/34cJP9r

Dans un communiqué, la Fédération française d’allergologie invite tous les asthmatiques à poursuivre la prise de leur traitement par corticoïdes inhalés. En effet, il n’a jamais été démontré que la prise de corticoïdes inhalés était un facteur de risque de COVID sévère. Il est indispensable pour les patients asthmatiques de continuer à se traiter pour que leur maladie soit contrôlée.

La Fédération française d’allergologie souhaite également rassurer les asthmatiques sur le fait que l’asthme n’est pas un facteur de risque de développer des formes plus sévères de COVID-19 les conduisant en réanimation, si l’asthme est bien contrôlé notamment par les corticoïdes inhalés.

Par ailleurs, en cas de survenue de problèmes respiratoires chez les per- sonnes qui se savent allergiques, la Fédération française d’allergologie appelle les patients à bien évaluer la nature des symptômes ressentis et à ne penser au COVID-19 que si ces derniers sont différents de ceux habituellement ressentis.

En effet, les mois de mars et avril sont propices au développement de rhinite, conjonctivite et asthme chez les patients allergiques en raison de l’arrivée des pollens d’arbres au nord et au sud de la France. Provoquant toux et sifflement, ces symptômes peuvent être confondus avec ceux du COVID-19. https://bit.ly/2RgFZql

La position de la SPLF est plus nuancée : "Dans l’épidémie actuelle de COVID-19, les asthmatiques ne semblent pas surreprésentés, d’après les données préliminaires dont on dispose. Néanmoins, il n’existe pas de donnée spécifique concernant les exacerbations d’asthme et a fortiori les exacerbations graves, en relation directe avec cette infection. D’un point de vue théorique, il n’est pas exclu que l’infection par COVID-19 puisse être responsable d’une exacerbation d’asthme". https://bit.ly/2whRMxv

Sur la base des données disponibles, nous considérons que les données sont rassurantes et que l’asthme léger à modéré bien contrôlé n’est pas un facteur de risque d’une forme grave de Covid19. Celles-ci devront être confirmées par les données européennes en cours avec une analyse fine des critères de la maladie asthmatique telle que nous avons l’habitude de la considérer.

NOS RECOMMANDATIONS À TOUS LES ASTHMATIQUES ET NOTAMMENT LES ADOLESCENTS SONT :

IL FAUT A TOUT PRIX EVITER UNE CRISE D’ASTHME SEVERE :

La saison pollinique arrive, les acariens prolifèrent avec l'humidité du printemps, le confinement dans les maisons augmente l’exposition aux allergènes et aux irritants, les bronches des asthmatiques sont plus irri- tables que jamais. Néanmoins, pas de panique, ce n’est pas parce que vous êtes allergique aux acariens, aux chats ou aux pollens que vous risquez davantage de développer une forme plus sévère du nouveau coronavirus. Les patients allergiques doivent poursuivre leur traitement habituel pour leurs allergies.

N’ATTENDEZ PAS LA CRISE POUR AGIR !

• Prenez d’emblée et régulièrement votre traitement de fond (associa- tion fixe d’un corticoïde inhalé et d’un bronchodilatateur d’action pro- longé) sans craindre le recours aux corticoïdes inhalés.

• En cas d’interruption, reprenez votre traitement de fond pour protéger vos bronches de tout ce qui pourrait déclencher une crise.
CONSULTEZ votre médecin traitant ou votre pneumologue.

S’ils ne sont pas disponibles, n’hésitez pas à utiliser la téléconsultation. Elle vous garantit une consultation avisée pour le traitement dont vous avez besoin et elle est prise à charge à 100% depuis le 19 mars dernier.

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Coronavirus and asthma: truth versus myths

By Dr. Marie-Pascale Schuller, pulmonologist, and Dr. Françoise Pariente Ichou, doctor in microbiology and scientific manager of the Gregory Pariente Foundation (GPFD), have the following information to share as of April 5th, 2020.

1. Are asthmatic patients more at risk of mortality due to the Codid-19 virus compared to the general population?
No, they aren’t.
Published studies, mainly coming from China, are formal: unlike the information that’s been circulating, there isn’t an increased mortality rate among asthmatics compared to the general population. https://bit.ly/34hjVkB

2. Is mild to moderate asthma a risk factor for a severe form of the disease?
No, it isn’t.

Asthma and allergies are not a specific risk factor in Coronavirus infections according to the results of a clinical study carried out in Wuhan (China) on 140 patients suffering from the disease. https://bit.ly/2UCc4eq

Regarding adolescents, the recent Chinese study Wu and McGoogan published in JAMA on February 24 reports that among the 44,672 confirmed COVID cases, only 1% were adolescents aged 10 between 19. With no deaths amongst them being reported.

The High Council of Public Health places on its list people with a chronic respiratory pathology that are likely to more adversely be affected during a viral infection ... This would mean it only concerns persons with "severe chronic asthma", the General Direction of Health stated more specifically. https://bit.ly/34cJP9r

In a press release, the French Federation of Allergology invites all asthmatics to continue taking their treatment with inhaled corticosteroids. Indeed, taking inhaled corticosteroids has never been shown to be a risk factor for severe COVID-19. It is essential for asthmatic patients to continue to treat themselves so that their disease is controlled.

The French Federation of Allergology also wishes to reassure asthmatics that asthma is not a risk factor for developing more severe forms of COVID-19 such as the need for a ventilator or to be placed in reanimation, if asthma is well controlled, in particular by taking inhaled corticosteroids.

In addition, in the event of respiratory problems occurring in people who know they are allergic, the French Federation of Allergology calls on patients to properly assess the nature of the symptoms experienced and to consider these to be related to COVID-19 only if these are different from those usually felt.

Indeed, the months of March and April are conducive to the development of rhinitis, conjunctivitis and asthma in allergic patients due to the arrival of tree pollen in the north and south of France. The resulting coughing and wheezing symptoms can be confused with those of COVID-19. https://bit.ly/2RgFZql

The position of the SPLF is more nuanced: "In the current epidemic of COVID-19, asthmatics do not seem to be overrepresented, according to the preliminary data available. However, there is no specific data concerning an increased severity of asthma, and more so with regards to serious exacerbations in direct relation with this infection. From a theoretical point of view, it is not excluded that a COVID-19 infection could be responsible for an exacerbation of asthma ". https://bit.ly/2whRMxv

Based on the available data, we consider the data to be reassuring and that mild to moderately well-controlled asthma is not a risk factor for a severe form of Covid-19. These will have to be confirmed by current European data with a detailed analysis of the criteria for asthmatic diseases as we are used to considering it.

Our recommendations to all asthmatics, and in particular adolescents are:

YOU MUST AVOID A SEVERE ASTHMA ATTACK AT ALL COSTS:


The pollen season is coming, mites proliferate with spring humidity, confinement in houses increases exposure to allergens and irritants, the bronchial tubes of asthmatics are more irritable than ever. However, no need to panic! Just because you're allergic to mites, cats, or pollen doesn't mean you are more likely to develop a more severe form of the new Coronavirus. Allergic patients should continue their usual treatment for their allergies.

DON'T WAIT FOR AN ATTACK BEFORE ACTING!

• Immediately and regularly continue to take your basic therapy (fixed combination of an inhaled corticosteroid and a long-acting bronchodilator) without fear of using inhaled corticosteroids.
• If interrupted, resume basic therapy to protect your bronchi from anything that could trigger a seizure.

CONSULT your doctor or your pulmonologist.

If you are not available to visit your doctor, do not hesitate to set up a video-consultation. It guarantees you an informed consultation for the treatment you need and it is fully reimbursed by social security since March 19.

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